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Le blog de thebaine

Violées c'était la jounée des violences faites aux femmes

26 Novembre 2012, 02:31am

Publié par thebaine

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VIOLEES

 

Des femmes violées,

Humiliées, piétinées, transpercées,

Pénétrées, battues, écartelées,

Abandonnées, défaites …

,

Adolescentes, et même enfants,

Enfants violées par leur père,

Leur professeur, leur entraineur,

Épouse violées par leur mari, leur médecin.

 

 Elle  Est  femme, je suis un homme,

J’ai le droit de cuissage, elle m’appartient,

Je pose ma marque sur elle,

 Elle est  mon territoire ;

Elle est ma chose, mon objet :

Ainsi pense le violeur,

Et puis c’est  si conquérant,, le prix de la victoire,

Le trophée de la guerre    ,

Le repos du guerrier …

 

Des femmes culpabilisées, honteuses,

Honteuses  d’un acte indigne et dégradant :

Je ne me suis pas défendue,

Mais c’était le viol ou la mort …

Je n’étais déjà plus là,

Mon corps figé, sidéré, subissait,

Et mon esprit survolait la scène.

Je me suis tue, j’ai tout caché,

Tout gardé  pour moi,

Me suis enfermée dans le silence,

Loin de ce monde de violence …

.Je détestai mon corps sali, abîmé,

Je me détestais  aussi …

 

Et, un jour, une femme m’a écoutée,

A entendu mes sanglots,

M’a tendue la main :

Tu n’es pas seule …

Nombreuses sont les femmes violées.

 

Il faut briser le silence,

Briser les tabous,

Se lever dignement …

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D'aventure en aventure

22 Novembre 2012, 00:42am

Publié par thebaine

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D'aventure en aventure ,

De blog en blog ,

D'île en île ,

se découvrent des mots ,des écrits ,

des photos ,des images ,

Des univers ,

Des êtres humains ...

 

D'aventure en aventure ,

une nouvele bibliothèque

Prend naissance ;

Ce n'est pas Alexandrie ,

C'est internet ;

Ce ne sont pas des par chemins,

Mais des écrits virtuels ,

Qui traversent l'espace

E t peut être le temps ,

D'aventure en aventure ...

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Alouette

16 Novembre 2012, 22:46pm

Publié par thebaine

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Alouette, déjà  tu t’envoles,

Loin, vers les cieux, audacieuse,

 Bénie   des dieux, tu quittes mon épaule   ,

Intrépide   , tu t’élances et, heureuse,

 

Rejaillis, et, te faufiles, curieuse,

Entre Lumière des  matins terrestres   ,

 Et Obscurité des  nuits  célestes.

 

Infatigable, tu  relies,   joyeusement,

L’infiniment petit et l’infiniment grand ;

Tu défies  le Temps,

Suprême   illusion.

Oublie les trois   dimensions  de  Thalès ou Pythagore,

 

 Repars entre   mondes et univers,  encore et encore.

Alouette, voyage  vers  l’Infini  des possibles …

 

Telle une flèche vers  sa lointaine  cible …

Vers l’Invisible, l’Indicible …

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Le jardin , la pomme et l'oiseau ...

12 Novembre 2012, 17:07pm

Publié par thebaine

     

 

 

 

LE HASARD réunit un jour, dans une contrée aride, sur un chemin de pierre, cinq hommes ; cinq hommes en voyage :

Un philosophe,

Un prêtre,

Un paysan,

Un marchand,

Et un poète.

 

Ils décidèrent de faire route ensemble.La contrée était infestée de brigands.

La décision était dictée par la prudence.

En ce temps-là, on préférait voyager à plusieurs, unir les ressources des uns et des autres.

 

Après avoir dormi au bord du chemin, ils se levèrent avec le soleil.

Ils prirent un repas frugal et partirent en direction de l’orient.

Chacun était perdu dans ses  pensées, préoccupations ou rêveries.

Le soleil frappait fort ; et l’eau, comme les provisions de bouche devinrent rares, au fil des jours. Le cinquième jour, au détour du chemin, apparut un arbre, puis un jardin …mystérieux  et luxuriant.

 

Il n’y avait personne alentours, ni aucune demeure.

Le marchand poussa le portique et invita ses compagnons à   suivre son exemple.

Ils pénétrèrent dans le Jardin.

Des arbres, des pommiers immenses, offraient leur ombre  complice ;

Une herbe  fraîche,

Des roses au parfum enivrant, des roses rouges,

Au centre du jardin, une fontaine d’eau claire ,

Voilà ce qui s’offrait aux voyageurs.

 

Les hommes se désaltérèrent, l’eau était fraîche et fruitée.

Ils cueillirent des pommes, une saveur acide et douce réjouit leur palais.

Épuisés, ils s’étendirent sur l’herbe verte, fermèrent les yeux ; un instant magique.

Alors, oubliant le murmure de la fontaine, ils entendirent un chant d’oiseau, un chant dont la pureté les transporta

Dans ce jardin mystérieux, tous les sens de ces hommes étaient heureusement surpris et comblés.

 

Le paysan dit :

-c’est un paradis  terrestre !on pourrait y faire pousser n’importe quoi

 

Le marchand dit :

-incroyable, ce jardin en plein désert…On pourrait créer autour une ville merveilleuse.


Le prêtre dit :

-le chant de cet oiseau, comme ce jardin, est le souffle de la créature répondant au souffle créateur …


Le philosophe prit une pomme, l’ouvrit par le milieu et dit

-regardez, un pentagramme, le symbole du savoir …

 

Le poète prit son luth , et récita :

« Elle est un jardin bien clos, une source scellée,

ma sœur, ma fiancée ;

source qui féconde les jardins ,fruits d’eau vive ,

ruisseau dévalant du  Liban.

J’entre dans mon jardin,je récolte ma myrrhe et mon baume ;

Je mange mon miel et mon rayon ; je bois mon vin et mon lait ……

 

:

 

 

Nos voyageurs jouirent des plaisirs offerts par le jardin ; tant et si bien qu’ils restèrent

Prisonniers de leur plaisir, ignorant leur état de prisonnier.
Les jours passèrent ;les mois passèrent …

 

Le philosophe disait :

Je voudrais échanger des idées, parler à un homme sage frotter mon esprit à un autre esprit

 

Le prêtre disait :

Mes fidèles m’attendent ; ils doivent se sentir comme des brebis égarées

 

Le paysan disait :

Je dois labourer et semer et moissonner, c’est ma vie

 

Le marchand disait :

Je veux acheter des produits rares, et les vendre, vendre et acheter

 

Le poète disait :

Ma dame, quelque part en ce monde, rêve de moi, rêve et m’attend, je l’entend qui rêve

 

Mais le Charme persistait

Ils ne pouvaient partir, quitter ces lieux ensorcelés ; ils étaient liés, attachés cloués .

 

Un jour d’automne, une vieille femme leur apparut.

« -Hommes, dit elle, vous êtes ici prisonniers du plaisir que vous apportent vos sens ;

si chacun de vous me donne un de ses sens, je vous libèrerai…

Nos cinq voyageurs l’écoutèrent, étonnés, sidérés

Stupéfaits.

- Femme, pourquoi te croirions nous ?

es tu à l’origine de ce maléfice ?

Prouve le, si tu  le peux.

 

,

-Je connais vos histoires, vos cheminements, vos fuites,

Vos erreurs. Le mal que vous avez pu faire à vos proches,

Pour satisfaire votre passion…demandez, je répondrai à chacun.

 

Les hommes se regardèrent les uns les autres, gênés,

Puis baissèrent la tête.

 

-c’est vrai, dit le poète, j’ai blessé un être innocent,

L’amour de l’art m’a aveuglé, je le reconnais ;

Mais tous ces hommes sont ils condamnables ?

 

-Ils ont, comme toi, des secrets …

Mais nul ne s’est livré ;

Nul ne peut donc être délivré,

 Sans donner une part de lui-même. J’ai dit …

 

-Le paradis et l’enfer se touchent, dit le prêtre

 

Le commerçant lui, leva les bras au ciel :

-Si nous n’avons pas d’autres choix, autant en finir

Mais j’hésite …

-Moi, j’hésite aussi, dit le paysan,

 

Le philosophe, perplexe, murmurait :

-moi, moi…qui tend à être pur esprit, , je laisse l’ouie

Peu importe le bruit du monde …

 

-Le prêtre, lui, méditait

-le toucher m’indiffère .je me suis voué à la divinité.

Le poète se montra désemparé :

-je…, je ne sais pas … je ne saurai quel sens te donner .

Sans eux,la vie ne vaut d’être vécue …

Prends ma vie, si tu le souhaites ;

, prends ma vie, mais laisse-moi mon  âme.

 

La vieille femme se changea alors en un une jeune et belle femme …

Sourit au poète :

De vous  cinq , hommes que  le Destin a rassemblés,

tu es le plus touchant,

Le plus humain, ;

ne crains rien :

; je te laisse la vie ; je ne te prends rien.

Ta musique, tes vers font le plaisir de l’humanité …

Tu apportes le rêve sur tes lèvres, au bout de tes doigts,

Au fond de tes yeux.

 Je ne saurai priver les humains de leurs rêves ;

Vas ton chemin,

 et raconte dans tes chants l’histoire de ce jardin .

Ceci est ta mission …

Quat à vous autres, je vous gracie pour l’amour de ce poète .

Ainsi dit,  la femme disparut ;  le jardin disparut …

 

Les cinq hommes se .retrouvèrent, tout  étonnés,

Dans un caravansérail   au milieu des caravanes  ….

 

Ils échangèrent  quelques  regards , point d’accolades ,

Point de mots  , des petits  signes de tête,

Et se perdirent dans la foule, chacun de son côté.

 

Le poète s’assit, prit son luth, et chanta :

Je connais un jardin...

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Attente et désir

5 Novembre 2012, 23:09pm

Publié par thebaine

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Mot après mot, j’avance vers vous,  tentante   ;

Pied après pied, j’écris  pour vous, quelques stances ;

Je vous devine, mon ami, dans l’attente …

Il vous faut, mon aimé , apprendre la patience ….

 

Je serai votre, cèderai à votre désir ;

 Je m’abandonnerai dans le cœur  de vos bras ;

Vous vous étendrez  à mes côtés, tout soupir,

Nous nous enivrerons  de vins, rires  et  joie …

 

Mais je veux déjà rêver  de vous, mon aimé ;

Laissez-moi vous bercer ,  avec grand’  tendresse,

 De mots  de rimes, en alexandrins  là couchés.

 

Lentement, suivez ma main, sur ce doux  papier ;

Ma plume,   regardez  la, va et vient et  caresse,

N’est-ce pas  une bien  jolie façon de m’espérer

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