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Le blog de thebaine

Les règles de poèsie

29 Juillet 2014, 18:06pm

Publié par thebaine

 

1-  Conseils généraux

Quel que soit le style adopté par l'auteur (poésie versifiée, poésie en prose, conte, nouvelle, roman...), certains conseils ont la même portée.

Eviter l'emploi intempestif de verbes banals
Les verbes « être », « avoir », « faire », « aller » sont des mots à éviter en langage littéraire. Ils banalisent et alourdissent le texte. Un emploi mesuré est à surveiller.

Eviter les répétitions
Certains textes contiennent des mots répétés, par exemple 2 fois en 3 vers, voire même 2 fois dans une même phrase de prose. Ceci alourdit considérablement le texte et en gêne la lecture. Préférez des tournures différentes, des pronoms ou des synonymes.

Bannir les fautes d'orthographe et de grammaire
Sans parler d’un texte rempli de fautes (je n’en ai pas encore trouvé de tel !), on trouve encore trop souvent des œuvres avec quelques fautes. Relisez bien vos textes avant de les envoyer aux concours. Si votre texte attire l’attention de la même façon qu’un autre texte, ce sera hélas l’élément déterminant déclassant votre œuvre.

Multiplier les images
Des oeuvres sont superbes du point de vue rythme, style, forme. Mais elles restent pauvres en images, ce qui en limite le côté poétique et littéraire.

Supprimer les chevilles
La cheville est un mot ou un ensemble de mots permettant de parfaire la structure du texte, d’insister sur une notion, mais n’apportent rien à la compréhension. Les chevilles peuvent être aisément supprimées.

Exemple :          Le temps est trop hideux ! Le soleil fuit très loin...

Ici, on peut aisément supprimer la cheville « trop » et la cheville « très » sans altérer le sens. Par contre, il manquera des pieds nécessaires à la structure de l'alexandrin. Une possibilité : Un nuage apparaît, effrayant le soleil…

 

2- La poésie libre

La poésie libre n’est pas une poésie « facile » et justement, elle requiert des qualités certaines pour être vue comme une réelle œuvre poétique. La structure dite "classique" ne permettant pas d'insuffler le rythme, l'auteur doit pouvoir le créer lui-même. La poésie libre est remarquée lorsqu'elle est novatrice, sans pour autant s'expatrier vers l'excès !

Adopter des rimes justes, ou bien ne pas en utiliser
La poésie libre n’impose pas de rimes. Préférez les textes sans rime plutôt que des rimes incohérentes ou forcées, laissant trop sentir le recours au dictionnaire de rimes.

Se libérer de la structure
La poésie libre n’impose aucune forme. Ainsi, il est inutile de placer dans cette section vos textes de facture classique. La poésie libre apporte justement la « liberté » de fixer ses propres rythmes, styles, formes, longueurs de vers… Quelques exemples :

La nuit peint le ciel
Par le pinceau de l'angoisse
En un triste noir.
Mais je ne sais regarder
Que la blancheur des étoiles.
 

Ce texte pourrait mettre en relief « triste noir », par exemple :

La nuit peint le ciel par le pinceau de l'angoisse
En un triste noir.
Mais je ne sais regarder que la blancheur des étoiles.
 

Ou bien on peut insister sur « les étoiles » :

La nuit peint le ciel
Par le pinceau de l'angoisse
En un triste noir.
Mais je ne sais regarder
Que la blancheur
        Des étoiles.

 

3- La poésie classique

La poésie classique, quant à elle, est très réglementée ! Les règles auxquelles on se réfère encore actuellement pour la poésie classique ont été précisées et codifiées par Malherbe (1555-1628) puis par Boileau (1636-1711).

Il existe la poésie classique à "forme fixe". Ces formes fixes sont un ensemble de règles structurant un poème classique. On trouve notamment : Le sonnet, le pantoum, la ballade, le triolet, la villanelle, le rondeau, le rondel, le lai, les iambes, la terza rima…

Respecter l'égalité dans le nombre de pieds
Hormis quelques exceptions (iambes…), les poèmes classiques requièrent l’emploi d’un nombre égal de pieds au fur et à mesure des vers. Ainsi, si le 1er vers est en alexandrin, tous les autres vers seront de même facture.

 Déterminer les élisions

      L ’âme reste l ’essence de l ’Homme

 peut devenir, après élisions :

     L ’ âme est l ’essence humaine

 L’élision est le fait d’ « aspirer » le E muet d’une fin de mot par un son voyelle débutant le mot suivant. Ceci est obligatoire dans 2 cas :

             -  A la césure.
        -
  N’importe où dans le vers pour les mots se terminant par une autre voyelle + E (« joie, vie, pleurée… » doivent être élidés).

 Le fait de placer un mot à élider au pluriel, ne modifie en rien l’erreur !

Bannir les hiatus
L’ « hiatus » est la rencontre heurtée de deux voyelles autres que le E muet :

     - Soit à l’intérieur d’un mot :    oasis
    - Soit entre deux mots :           j’ai été   ;   qui a  ;  tu es

L’hiatus est à bannir en poésie classique. Certains mots courants peuvent être tolérés, tels qu’ « oasis », « tuer », …


ETUDE DU " E MUET "




Pour les studieux, un peu de technique.Le E muet est une des difficultés majeures de la prosodie classique.
Ainsi on ne peut pas utiliser, à l'intérieur d'un vers, des mots comme JOIE, PLUIE , VIE, LYCEE...etc.. s'ils ne sont pas élidés, c'est à dire, suivis d'une voyelle.

En effet en poésie, contrairement au langage courant, on prononce tout. On devrait ainsi lire: une viE plaisante.Il vaut donc mieux écrire : une vie agréable,car le E, lié à la voyelle qui suit devient muet et ne se prononce plus; on lit une viagréable.

Par contre suivi d'une consonne le E se prononce, on dit par exemple:

un E femm E charmante,
un rêv
E démoniaque......

Cependant en fin de vers, le E reste toujours muet,vous pouvez donc tout utiliser.Ce seront des rimes féminines car même un mot masculin (comme lycée) est une rime féminine quand il se termine par un E muet.

 

 

Eviter les échos
Il y a écho lorsque l'on trouve des sons identiques ou voisins aux endroits accentués, c'est à dire à la césure et à la rime, d'un même vers ou de vers plus éloignés. Il existe deux sortes d'écho :

    -   L'écho césure / rime
    -   L'écho césure / césure

 Exemple d'écho à éviter :

     Il est des instants où l'homme se perd
        Et souvent il préfère oublier ses erreurs…
 

Pour éviter un écho, il faut compter un certain nombre de vers entre les deux sons voisins, afin que l’oreille du lecteur n’en soit plus gênée. Certains parlent de 4 vers, d’autres 6 vers, allant même pour certains jusqu’à 8 vers ! Pour ma part, je tolère 4 vers.

Lier ses vers
Une strophe doit contenir le plus possible de vers se lisant à la suite, sans point. Par exemple : 

Amoureuse du Ciel, depuis des millénaires,
La douce Mer exhibe ses flots ensorceleurs.
Elle offre un beau mélange au prisme des couleurs :
Des rayons du soleil et des éclats lunaires.

C’est un poème, hélas, qui contient un point, coupant le quatrain en 2 fois 2 vers distincts. Les 2 points de la fin du 3ème vers coupe encore le rythme. La fluidité en est donc altérée.

Par contre :

Amoureuse du Ciel, depuis des millénaires,
La Mer douce et plaisante aux flots ensorceleurs,
Réalise un mélange au prisme des couleurs
Des rayons du soleil et des éclats lunaires.

Ce poème montre la lecture d’une strophe complète dans un même élan.

Placer les césures
Placez correctement vos césures. Les formes classiques n’imposent pas toutes des césures, mais c’est le cas pour l’alexandrin (12 pieds), le décasyllabe (10 pieds) et éventuellement l’octosyllabe (8 pieds). Sauf exceptions ou idées novatrices, la césure se trouve à l’hémistiche (le milieu du vers), découpant ainsi le vers en deux demi-vers d’égale longueur de pieds.

Respecter l'égalité dans le nombre de pieds
Hormis quelques exceptions (iambes…), les poèmes classiques requièrent l’emploi d’un nombre égal de pieds au fur et à mesure des vers. Ainsi, si le 1er vers est en alexandrin, tous les autres vers seront de même facture.

Se méfier des diphtongues
On appelle « diphtongue » la réunion dans le même mot de deux sons voyelles qui se succèdent. Ces deux sons peuvent être prononcés :

 -      Soit d’une seule émission de voix et constituer ainsi un seul pied :

-                Exemple :             /pied/     (1 pied)              => C’est la « synérèse »

-      Soit d’une double émission de voix et constituer ainsi deux pieds :

-           Exemple :         /li/on/      (2 pieds)             => C’est la « diérèse »

    Pour savoir si un mot se compte en synérèse ou en diérèse, il faut se référer à leur origine latine. Mais le plus simple est de se reporter au tableau des diphtongues, publié dans de nombreux traités de prosodie.

Soigner les rimes
En poésie classique, il faut faire rimer les singuliers ensemble, et les pluriels ensemble.

Il faut également alterner les rimes féminines (généralement terminées par E, ES, ENT pour les verbes conjugués ) et masculines (toutes les autres, et l’ENT des sons en « en »). De plus, une terminaison de vers féminine ne peut rimer avec une terminaison de vers masculine. Exemple : « harem » (fin masculine) et « bohème » (fin féminine) ne riment pas.

Le manque de mots pour certaines rimes ne permet pas toujours de suivre cette règle qu’on doit cependant respecter, chaque fois qu’on le peut. Mais on peut trouver des équivalences : 

B-P  ;  D-T  ;  F-V  ;  J-CH  ;  K-C  ;  N-GN  ;  X-C-Z

Exemples :

               Don / bouton
        Triompher / rêver

 

Enfin, plus la rime est riche, plus elle est appréciée :

       Exemples :

      écru / dru        n'ont qu'un son "u" en commun
                 matin / satin       ont par contre une rime plus riche, alliant 3 sonorités communes : "a/t/in"

 

 

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SARA , la place d'une femme

25 Juillet 2014, 19:17pm

Publié par thebaine

c15

 

 

 

Je me promène, comme tous les jours

Dans les rues de Montpellier

Je regarde avec envie les étudiants

 Qui traînent entre deux cours

 

Quand j’entends mon nom crier::

-Sara, rentre, rentre vite...

C’est ma mère, la voix de ma mère qui me retrouve

Où que j’aille .

Je rentre à la maison ;

je suis bonne fille, je l’écoute.

Devant la porte de notre petite maison, ma mère m’attend.

Prés d’elle, se tient un homme de grande stature, maigre,

Barbu, les yeux brillants, intimidant.

-viens, Sara, je te présente..

Voilà ma fille, Sara, elle vous servira

Avec dévotion

Je vous la confie.

 

C’est ainsi que je me retrouvais au service de

Moshe .Sarfati …

Je m’occupais de sa maison :

Nettoyais, rangeais,

Lui faisais la lessive,

Lui faisais à manger …

Moshé était médecin ;

Il soignait des patients juifs, bien sûr

Mais aussi, des patients chrétiens attirés par sa réputation..

Moshé était un homme bon …

Il avait perdu sa femme et sa fille en Espagne

Gardait un regard triste, mais bon …

Il me traita un peu comme sa fille.

Je mangeai avec lui,

Je mangeai bien,

Mon maître était un médecin aux talents reconnus …

Il avait de nombreux patients,

Humbles ou bourgeois, même nobles …

J’introduisais les patients dans la maison de mon maître

Me connaissaient, me saluaient d’un mot aimable …

Les jours, les mois passaient …

Je grandissais aussi …

Moshe Sarfati se confiait un peu à moi,

Le soir il me racontait des histoires de sa vie .…

-Petite Sara, tu as l’esprit agile,

C’est une qualité agréable pour qui te parle …

Tu t’intéresses aux choses de l’Art ;

A la médecine … Sais-tu écrire ?

  • Oui, maître

  • Bien, j’aurais besoin d’un scribe.

  • J’en serais ravie, maître …

Mon maître voulait écrire une histoire de la médecine

Et des médecins ….

Je prenais des notes et j’apprenais …

 

Je grandissais ;

j'apprenais ;

je voyageais : avec mon maître ,je traversais les pays d'Orient

Où les médecins et les philosophes étaient grands en sagesse …

Mon maître vieillissait …

Un jour ,il me dit :

- »Mon enfant , viendra le temps pour moi de quitter ce monde ;

Il faudra alors que tu prennes ton envol .

Tu es femme , mais bon médecin . Ose voler de tes ailes .

Tu retourneras en Avignon auprès des tiens …

 

Mon maître mourut une nuit de pleine lune …

Je le pleurai ,je l’enterrai selon nos rites .

 

Un client m'aida à retourner à Montpellier …

Je revis ma mère ,elle avait bien vieilli .

 

- Ma fille ,que ferons nous de toi ,,maintenant ?

Tu as passé l'âge de te marier .

-Mère ,je suis médecin , je vais soigner les malades ;

ne t'inquiète pas .

 

Petit à petit ,des malades vinrent à moi ;

je les soignai de mon mieux .

Je rencontrai des médecins : juifs, arabes, chrétiens ;

j'apprenais des uns et des autres .

 

Un médecin juif ,Ibn Tibbon, me proposa association

et mariage ,j'acceptai …

Je continuai à soigner ,

mais le temps passant ,ma famille s'agrandit ,

j'eus des enfants ,deux filles et un garçon;

Je m'occupai de mes enfants ,

et donc eus moins de temps à consacrer à la médecine …

 

J'aidai mon époux dans son travail ;

je regardai mes enfants grandir ;

C'était la vie que j'avais choisie .

Une vie de femme ….

 

La Peste arriva,il y eut des morts ,

mon époux périt …

Je retrouvai ma place de médecin ,

ma place dans la CITE .

Le destin avait décidé pour moi .

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Mille nuits et une

24 Juillet 2014, 18:36pm

Publié par thebaine

 





A une époque de ma vie ,je partageai avec des amis
un appartement dans un ancien hôtel particulier .
Ma chambre était grande et belle ,
ornée d'un miroir en pied superbe .
CE MIROIR me fascina , me troubla.


La première nuit ,alors. que je glissais dans le sommeil ,
mon ombre quitta mon corps,
traversa le miroir .
J'entrai dans le palais des nuits.
J'avançai dans un dédale ,
couloirs,escaliers , torches sur les murs ,
se suivaient et s'emmêlaient sans fin .
Le long des couloirs ,des portes.se succédaient ;
Sur chacune était inscrit un nom.
je ne m'aventurai guère,
trop de mystères …
Mon ombre vint rejoindre
mon corps endormi .

Vinrent d'autres nuits,
Petit à petit ,j'osai regarder ,
déchiffrer les noms inscrits au haut de ces portes .

Vint la 69e nuit ,
J'ouvris la porte de MUSSET :
Un poète était là ,éploré, tournant le dos
à une créature féerique,qui l'interpellait :
-Poète, prends ton luth et me donne un baiser,
C'est moi ton immortelle ...
j'entendais un morceau de piano ,
quelques notes de Chopin volaient dans l'atmosphère.

Vint la 111e nuit,
Dans un couloir ,je perçus une voix langoureuse :
Nuit de Chine, nuit câline, nuit d'Amour ...

Vint la 321e nuit,
,j'entrebâillai la porte d' ADAMO
Ici, Salvatore évoquait ses nuits ::
Tantôt tu me reviens fugace
Et tu m´appelles pour me narguer,
Mais chaque fois mon sang se glace ;
Ton rire vient tout effacer.
La nuit je deviens fou, je deviens fou …


Vint la 456e nuit,
Je croisai Richard Bohringer ,
un verre de whisky à la main …
Il bougonnait ,puis jubila :
-je vais à me fenêtre ,
c est beau, une ville, la nuit ..

Vint la-666e nuit,
, une autre porte m'apparut :
NUITS ET BROUILLARDS ,
Je savais quelles images m'attendaient...
Ces insupportables cadavres vivants.
Alain Resnais filmait, Ferrat chantait....
Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers,
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés,
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants ….
j'hésitai ,non ,je ne pouvais plus .

Vint la 721e nuit,
, une autre porte  s'ouvrit ::
Je découvris JUNG dans une pièce obscure ..
Nous échangeâmes sur mes rêves ;
fébrilement ,passionnément je demandai :
-maître, expliquez moi ,révélez moi ...

Vint la 901e nuit,
Je franchis le seuil d'une porte connue ,porte
de mes amours passés ,mes AMANTS ;
nuits ardentes ,voluptueuses ,
nuits aux multiples splendeurs,
Voguant entre le feu et les vents
Les terres profondes et les cieux lointains …


Vint la 1000e nuit,
la porte GENESE , s'entrouvrit :
Je revins au commencement du TOUT :
terre, mers, étoiles,
fabuleuse, éblouissante Lumière,
Nuit Primordiale, Néant …


Une porte se dessina ,au loin …
Pour la mille et unième nuit ...
vincent-van-gogh-la-nuit-etoilee-vers-1889.jpg

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mon légionnaire

10 Juillet 2014, 23:02pm

Publié par thebaine

Van-Dongen.jpg


SUJET 1


MON LEGIONNAIRE

Il était grand, il était beau,
Il sentait bon le sable chaud,
Mon légionnaire
Au regard clair ;
Un peu arnaqueur ,
Un peu bookmaker ,
Un peu braqueur,
Mais il me touchait le cœur .

-Que tu es belle, ma chérie, que tu es belle!

Mon bel amour, mon cher amant
Avait le cœur sur la main ,
un cœur tendre et vaillant ;
Le cœur léger, il riait sans fin .

-Fais-moi du couscous, chérie, fais-moi du couscous ...ss

Il mettait du cœur à l'ouvrage ,
Dans nos corps à corps passionnés.
A cœur perdu, ses hommages
Au septième ciel m'emportaient ;

Alors,c'était le cri du cœur ,
De l'opérette au grandiose opéra,
Des anges chantaient en chœur ,
Et j'en restai toute flagada

-Je t'ai dans la peau ,ma chérie !

Mais ,un jour ,mon amant s'égara
S'en alla faire le joli cœur
Chez ma voisine Carlita .
Attiré par ses accroche-cœur,
-Qu'est ce que t'y es belle,Carlita !

Je les vis de l'arrière-cour
Mon sang ne fit qu'un tour ;
C'en était fini de cette farce .
Le temps de boire un kir ,
et de saisir mon shaker ,
Je fonçai chez la garce ,
trouvant mon Jules dans le placard ;
désespérée, je lui perçai le cœur 
Avec mon nouveau shaker ...
Un vrai crève-cœur .

-Je meurs ! Moi qui t'aimais tant,ma chérie …

Pauvres de nous, ni vaincu, ni vainqueur ,
Juste le destin moqueur ...



Clique pour agrandir

T

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Rouge

10 Juillet 2014, 21:45pm

Publié par thebaine

 

Van Dongen 2

 

Rouge je suis ,et belle à voir !…

 

Rouge coquelicot,

Rouge, je danse le tango ,

A Buenos Aires ,tout bouge ;

Les bouges aux néons rouges ;

Allument les passions

Des cœurs violents .

 

Rouge je suis, et belle à voir !.

Je veux des hommes à mes genoux .

Troublés ,éperdus et jaloux …

Rouge, le vin coule dans leurs corps ;

Le Désir aux dents longues les mord ;

Les couteaux apparaissent ,

Moi, je danse ,tigresse ,

La danse des couteaux,

Rouge tango ..

 

Rouge ,les yeux injectés de sang ,

Deux hommes, couteau entre les dents

Foncent, tels des taureaux en chaleur ;

Il faut que la bête meure !

Rouges sont leurs blessures ;

Ils roulent parmi les ordures ;

Rouge et luxuriant, l' enfer

Les avalera comme des frères .

 

Rouge, je suis et belle à voir ....

 

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